Interview avec The Amplifetes

Dès aujourd’hui, vous pouvez écouter en exclusivité le nouvel album de The Amplifetes “Where Is The Light”. Voici notre interview avec Henrik Korpi, membre du groupe.

Parle-nous du nouvel album ! De quoi s’agit-il ?

Il s’agit du nouvel album intitulé “Where Is The Light” de notre groupe The Amplifetes. On a commencé à travailler dessus pendant une tournée en Europe il y a quelques années, on écrivait entre deux concerts. On l’a ensuite repris plus tard quand on a eu l’occasion d’utiliser l’ancienne table de mixage de Pink Floyd. Bizarrement, on l’a écrit assez facilement. On était tous plus ou moins persuadés qu’on allait appréhender le deuxième album, comme c’est souvent le cas. Mais, Dieu merci, on a été épargnés ! En fait, il suffisait d’ouvrir les vannes et de monter le son.

Qu’est-ce qui a évolué depuis le dernier album ?

D’un point de vue esthétique, cette fois, on a pu prendre notre temps, se poser et travailler avec certaines de nos idoles telles que Storm Thorgerson qui a créé la pochette de l’album. Il a également participé à la création de la pochette de The Dark Side of the Moon pour Pink Floyd, il a travaillé avec Led Zeppelin et bien d’autres légendes.

La différence principale avec le dernier album d’un point de vue sonore, c’est qu’on a vraiment insisté pour faire un enregistrement purement analogique. On a banni les logiciels synthétiseurs et les equalizers. Autant dire qu’on vit maintenant avec des prêts bancaires plutôt balèzes, bien que nos studios soient équipés des meilleurs synthétiseurs analogiques qui soient.

Vos sources d’inspiration ont-elles changé ?

Je pense que nos sources d’inspiration sont restées les mêmes, mais on est allés chercher un peu plus loin. On a beaucoup été inspirés par ELO, Sweet et la trilogie berlinoise de Bowie, mais aussi par des artistes plus contemporains, bien sûr. Il ne faut pas oublier qu’on reste des geeks de musique aux goûts très variés. Quand on compose, on passe un temps fou à rechercher la frontière exacte entre les différents styles et époques. Je pense qu’on se complique souvent la tâche, mais ça fait partie de notre parcours car, pendant des années, quand on écrivait pour d’autres artistes, on travaillait tous selon une méthode bien précise.

Vous écoutez quoi dans le bus pendant vos tournées ?

En fait, on n’écoute pas souvent de musique. On en profite surtout pour se reposer les oreilles du concert de la vieille. Mais quand on s’y remet, le mode hors connexion de Spotify est super. On peut aussi bien écouter John Talabot que Leroy Hutson et même des applis relaxantes de chants d’oiseaux.

Qu’attendez-vous avec impatience en 2013 ?

Cet hiver, on part en tournée pour faire quelques concerts de promo en Europe. Ensuite, on attaque les festivals de l’été. On a adoré jouer dans notre pays, bien évidemment. On ne l’avait pas fait depuis Peace & Love 2011.

#MusicMonday – La chronique d’Edouard du lundi 21 janvier

Nous aurions pu débuter cette semaine en fanfare par des musiques estivales telles que Les sunlights des tropiques, L’été s’ra chaud, L’été indien, Cho Ka Ka O, ou même, soyons fou, l’intégralité du répertoire de La Compagnie Créole. Malheureusement, et malgré cet océan de bonne volonté mélodieuse, nous n’aurions pu stopper la neige. De toute évidence, cela n’aurait rien changé et nous aurait peut être même ridiculisé face à cette armée de nuages en plein exercice de tir. Non, restons prudent et abordons l’hiver tel qu’il se doit avec un classique mais formidable Let it snow ! Let it snow ! Let it snow !

Plaisanterie terminée, ce titre hivernal sans rapport à Noël fut interprété (et continuera de l’être) par les plus grands de la chanson populaire et jazz. Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Dean Martin, Diana Krall, Michael Bublé et bien d’autres ont posé leur voix sur cet air calme et joyeux. Laissons-nous bercer aujourd’hui par l’interprétation de Bing Crosby.

Quitte à s’assoupir un peu dans le passé, Dorothy Ashby fut une harpiste de jazz talentueuse et sévit joyeusement de son doux instrument des années 1950 jusqu’aux années 80. C’est en 1968 que son album Afro-Harping paru et c’est d’ailleurs par le titre éponyme que nous continuons « adagietto » cette playlist. Profitons de cet aparté retro pour noter qu’une compilation des Beach Boys a été remastérisée tout récemment en 2013 et comprend quelques titres connus et reconnus. Voilà donc de quoi se remettre aux 60′s.

Plus actuel, les américains d’influence celtique Dropkick Murphys ont sorti leur dernier album il y a tout juste deux semaines. Le titre Rose Tattoo reflète bien leur univers tantôt punk tantôt folk traditionnel. Ce savoureux mélange de voix criantes, de guitares et de mandolines acharnées s’écoutera sans doute au cours d’une de vos soirées irlandaises, qui sait. En attendant le prochain album « Un Homme » du français Albin de la Simone – à paraître le 18 février aux côtés de JP Nataf et Emiliana Torrini -, son dernier single Mes épaules est une pure merveille de chanson française !

D’autres titres sont à écouter sur cette playlist, vous y retrouverez notamment Barcella, Bartone, Islands, New Order et d’autres pépites.

Pour terminer ce #MusicMonday et clore cette note hivernale, deux titres classiques – mais cette fois-ci très « Classique » – tâcheront d’adoucir si possible la température. Au programme, la symphonie n°40 de Mozart (K 550, I Allegro Molto) totalement revisitée et réinterprétée à la guitare sèche dans une version latine. Elle vous surprendra sans doute. Enfin, le concerto n°4 pour violon de Vivaldi (autrement dit l’hiver des célébrissimes « Quatre Saisons » ; RV 297, II Largo) devrait largement remplir son rôle nostalgique mais réconfortant.

A lundi prochain sur Spotify.

Edouard

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#MusicMonday – La chronique de Billy

Alors que 2013 est déjà bien dans la place, j’adresse mes meilleurs vœux plein de mélodies à tous ceux qui comme moi aiment voyager d’artistes en univers sur la plateforme Spotify ! Je suis d’ailleurs comblé d’être invité à vous faire partager ici mes aventures musicales, un lundi sur deux, et en remercie chaleureusement Edouard !

Pour cette première chronique je m’en viens donc vous dégainer ma 6 cordes remplie de bons vœux pour l’année à venir, pour 6 coups de bonheur aigre-doux :

- Bonheur pour les “psychadeleux” car le fabuleux Nicolas Laureau alias Don Nino revient et nous invite avec son dernier album solo à explorer le fond de sa grotte ! C’est pas moi qui le dis mais lui : “La grande différence est qu’en solo j’explore à fond ma caverne, là où nous nous invitons pour des parties de grillades lorsque nous travaillons en groupe. A l’orée de nos grottes respectives”. Son album In The Backyard Of Your Mind est l’une des pépites pop-folk tendance psychédélique de l’année passée.

Pour sûr, dans cette grotte là on y reste avec bonheur pour y goûter la chaleur d’un univers un peu (Syd) barré (-tt), entouré de mélodies planantes, à cordes, d’ici et surtout d’ailleurs…

Don Nino s’entoure pour ce dernier album de pointures telles que Mitch Pires (NLF3), Lori Chun Berg (Berg Sans Nipple, Herman Düne), son frère F.Lor (Yann Tiersen, DirtyThree) et Luke Sutherland (Mogwai). Impossible avec tant de talents de ne pas accoucher d’un album artistiquement brillant, n’ayons pas peur des mots ! A déguster sans aucune modération en commençant le voyage avec par exemple l’excellent morceau Beats

- Bonheur pour les amateurs de poésie maudite chantée. Les vergers est un texte écrit par Brigitte Fontaine en 1975, clamé dans cette nouvelle version comme une bien sombre prière par le duo rêvé, pile-poil-pas-mieux, entre folie et frissons, entre Bertrand Cantat et Brigitte Fontaine.

La beauté des voix et du texte est à peine enrobée ici de cordes électrifiées, effleurées, malicieusement dépouillées et qui donnent au texte toute sa puissance.

J’ai découvert ce morceau dans la BO de l’excellent film Le grand soir de Benoit Delepine, mais il est issu de l’album L’un n’empêche pas l’autre qui revisite en grande partie l’œuvre de la grande sœur Higelin. Cet album devrait ravir les amateurs de duos et de rencontres vocales qui vous “mettent les poils”…

- Bonheur pour les amateurs de voyages dans le temps réussi !

Un voyage swingy dès que les 4 cordes de la contrebasse lancent le premier morceau (I Swear) du premier album de Sallie Ford & The sound Outside ! Sallie et ses musiciens nous renvoient directement dans les fumées d’un bouge de Portland des 50’s, entre rockabilly, blues, swing, gospel, et surtout une voix de crooneuse déjantée vraiment unique. Sallie et sa bande sortent d’un autre temps avec leur son, leurs codes et postures, mais côté auditeur on ne sort pas de leur sublime album Dirty Radio blasés d’avoir écouté une énième copie passéiste rock’n’rollesque.

Au contraire, ces 4 réinventent la chose à leur propre sauce et influences, et vont nous faire swinger 2013 avec un nouvel album très attendu pour le mois de février, à surveiller des rotules !

- Sous des airs de vieilles bique anglaise, Liz Green n’a pas 30 ans et une petite musique à l’image de son histoire, vraiment atypique. Ses 6 cordes à elle, résolument folk, s’accompagnent de cymbales pleines d’imagination et d’une fanfare aérienne juste assez timide pour nous envoûter tout entier. La recette de Liz Green est si finement dosée que nous la suivons volontiers tout au long de son album, comme hypnotisés, dans son monde mystérieusement hanté, et peuplé comme elle le dit elle même de “contes de fées où il y a de la crasse, de la boue…”.

O Dévotion! et ses nombreuses pépites comme Bad Medecine, Hey Jo, a déjà un an, sa tournée française est déjà loin elle aussi, mais il est si doux de se laisser embarquer par le timbre à part de sa voix qu’on espère vraiment que Liz vienne encore et régulièrement nous hanter toute l’année !

- Une fois n’est pas coutume, mon coup de cœur à corde, français dans le texte, vient du rap ! Les 6 cordes du Vide en soi d’Oxmo Puccino sont en nylon au départ, puis frottées d’un archet délicat. L’ensemble fait couler en toute évidence un texte mi-chanté, mi-rappé, toujours feutré, comme coule un petit ruisseau de printemps sûr de lui… plus près de la poésie que des clichés d’un rap qui tourne en rond.

Celui que certains appellent Le black Jacques Brel (moué faut pas pousser non plus…), donne cette impression à chaque sortie d’album de nous offrir ce fameux “album de la maturité” … Après avoir donc fait le vide en vous avec délectation, dégustez le reste de l’album du Roi sans carrosse, comme un fruit bien mûr, qui dégouline de générosité !

- Pour finir, mon 6ème coup se porte sur le duo français féminin Mansfield Tya qui a sorti un second album en 2012 sous le nom de June.

Pour oublier je dors a le mérite d’annoncer rapidement la couleur sur ce que ce duo fait de mieux: vous glacer le sang à vous en faire grincer l’âme comme un violon usé et coupable ! Ici aussi l’ambiance est sombre pour ne pas dire noire, tortueuse et torturée.

Certes, les notes de bonheur annoncé en début d’article ne sautent ni aux yeux ni à l’oreille mais qui aime les ambiances de la sorte, la poésie brute et les chants remplis de ricil qui coule, le trouvera, son foutu bonheur !

Deux petites précisions s’imposent ici: attention d’une part à la mélancolie addictive dégagée par les cordes vocales cette fois, et délicieusement cassées de Julia Lanoë au micro. D’autre part le deuxième album est à mon goût plus inégal que le premier et son très bon Sur le plafond parmi tant d’autres… mais pour tout cela, comme pour votre bonheur en 2013, c’est à vous de choisir !

Si vous aimez l’oreille de Billy Bop, n’hésitez pas à aller goûter à son œil sur son blog photos.

Écoutez le nouvel album de Everything Everything

‘Arc’, le nouvel album tant attendu de Everything Everything, est maintenant disponible sur Spotify !

Cela fait maintenant 2 ans depuis la sortie de leur premier album ‘Man Alive’, alors nominé pour le Prix de musique Mercure. Ils ont profité de ces deux années pour s’inspirer et créer ce deuxième album tant attendu et, ça y est… l’attente est enfin terminée.

2013 s’annonce exceptionnelle pour Everything Everything et nous sommes particulièrement ravis de vous faire découvrir ‘Arc’. C’est par ici :