#MusicMonday playlist : La chronique d’Edouard

Saviez-vous qu’aujourd’hui est la journée internationale de la musique ? Largement moins connu que la populaire fête de la musique, l’« International Music Day » fut initiée en 1975 par l’immense (si ce n’est le plus grand) violoniste et chef d’orchestre Lord Yehudi Menuhin. Alors président du Conseil International de la Musique (IMC), organisation fondée en 1949 sous l’impulsion de l’UNESCO, Yehudi eut l’heureuse idée de promouvoir la musique et de – à l’échelle de cet art – renforcer les liens de paix et d’amitié entre les peuples.

Les plus courageux ou intéressés d’entre-vous lirons la requête originale de Yehudi à cette adresse : http://www.imc-cim.org/archive/international-music-day.html

Ainsi, c’est par cet événement rare que je vous propose une playlist originale, gourmande mais fouillée : une ascension musicale de 1975 à nos jours. 37 ans de jazz, de rock, de classique, de blues et d’électronique, c’est le programme d’aujourd’hui.

En 1975, Nino Ferrer chanta Le Sud, cette chanson légère où le temps semble être en pause fonctionne toujours aussi bien aujourd’hui.

Tandis ce que Wild Cherry préféra la joie et le funk en 1976, Bonnie Tyler rappela un an plus tard ce qu’est le chagrin d’amour avec le tube « It’s a Heartache ». Le déclin de la disco fut déjà amorcé mais Boney M et les Village People persistèrent avec leurs succès respectifs en 1978.

En 1980, Blondie devait m’appeler mais je n’étais pas encore né. Depuis, j’attends toujours son coup de fil. Heureusement, on ne sait pas si Alain Bashung mange souvent italien mais c’est en 1981 qu’il sortit son album « Pizza » et l’inévitable « Vertige de l’amour ». Pas de quoi me consoler de Blondie, certes, mais ç’eut au moins le mérite d’expliquer les choses.

Sans se prendre pour Rocky, les Survivor méritèrent bien leur nom de scène. L’oeil du tigre fut en effet l’une des chansons mythiques des années 80 (82 pour être précis). Fin 82 début 83 Mickael Jackson sortit Thriller et « Billie Jean », c’est aussi, parait-il, le titre le plus copié au monde ; heureusement que vous avez Spotify n’est-ce pas ?

Au plein cœur des années 80, « Take on me » (1985), « La Bamba » (1987) et « Pourvu qu’elles soient douces » (1988) usèrent des centaines de milliers de cassettes audio. Cassettes qui furent ensuite détrônées par les baladeurs CD au début des années 90. Comme tous les autres, Nirvana participa sans doute à la disparition de la « K7 » avec l’album Nevermind datant de 1991.

Puisque nous en sommes à la chronologie, comment pourrait-on oublier celle de Jean-Michel Jarre qui, en pleine mode des synthétiseurs digitaux, repassa à l’analogique dans son album sortit en 1993. La dance remplaça ensuite la vague synthé par des onomatopées pour certains et des jeans troués pour d’autres. John Scatman frappa en 1995 et choisit sont camp, ba-bop-ba-dop-bop !

1996 : « Un jour en France » – Noir Désir ; « Don’t Speak » – No Doubt

C’est le 1er octobre 1997 tout rond qu’Erato Records (à l’époque) publia le magnifique album de William Christie & Les Arts Florissants portant sur les « Grands motets » du compositeur classique français Mondonville. Très rares, ils ne sont (à ma connaissance) que l’unique interprétation d’une œuvre pourtant magistrale.

1998 – 2012 : surprises.

Plus connu pour son excellence dans le registre Classique, Yehudi Menuhin clôture tout de même la playlist par une musique Jazz. Hommage !

A lundi prochain, tout en musique, tout en Spotify.

Edouard

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